166.

21 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE

L’Homme qui souriait – Henning Mankell

Deuxième Mankell que je lis, après Meurtriers sans visage qui était le tout premier roman policier à mettre en scène le désormais célèbre commissaire Kurt Wallander. Vous verrez peu à peu apparaître ici de nombreuses critiques de romans policiers scandinaves (à commencer par La Princesse des glaces de Läckberg il y a quelques jours) en raison d’un projet en développement, alliant littérature et photographie. Étant encore en attente de certaines confirmations, je ne vous en dis pas plus pour le moment, mais ça ne saurait tarder.

Voici donc l’anti-héros Kurt Wallander (un peu moins alcoolisé, mais un peu plus perdu que quand je l’ai quitté à la fin du premier livre) qui est de retour sur une enquête après 18 mois d’arrêt maladie. Il ne prévoyait pas reprendre du service, mais un événement troublant vient changer la donne et l’incite à se remettre aussitôt en scelle. On se retrouve alors au cœur d’un mystère qui semble s’obscurcir à vue d’œil, allant de victime en victime au rythme des découvertes. On suit Wallander alors qu’il tente à la fois de résoudre l’enquête et de reprendre ses marques dans le petit commissariat d’Ystad, constamment partagé entre son besoin de solitude et la nécessité évidente de travailler en équipe.

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165.

20 Fév

J’aimerais partir loin. J’adore le train. Le bus. L’avion. Pas parce que je suis un grand voyageur ou un citoyen du monde ou n’importe quelle autre bullshit hippie. J’aime être dans un moyen de transport. Le fait de me trouver entre deux destinations. Pas au départ, pas à l’arrivée. Juste quelque part. Une place floue en train de regarder le paysage défiler.

Être nulle part. C’est là que j’arrive le mieux à récupérer mes innombrables heures d’insomnie.

– Charlotte before Christ, Alexandre Soublière

164.

18 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE pour NetGalley

A Hunger Artist & Other Stories; Poems and Songs of Love – Franz Kafka & Georg Mordechai Langer

The first thing to know is that it’s a flipside book. On one hand you have “A Hunger Artist and Other Short Stories” by Franz Kafka, and on the other it’s “Poems and Songs of Love” by Georg Mordechai Langer, translated from Hebrew by Elena and Menachem Wolff. I read a digital version, which made me regret the good old paper books, which I could have simply turned in my hands instead of reprogramming the settings my computer screen for the second half.

These two works were put together mostly because of the link between the original writers. Kafka was a friend and a mentor for Langer, although we also learn in Langer’s poetry that he was in love with Kafka. But let’s start with the beginning. There’re pretty strange short stories in this book. Surreal, disturbing, sad… You never really know what’s coming. You don’t really know if things make sense, but it doesn’t matter. You enter in a kind of alternate universe where the writer wants you to think differently, to think his way. At first, it’s baffling (especially “A Country Doctor”, and its dreamlike setting), but soon enough you get used to it and you’re really looking forward to the next story.

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163.

18 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE

La Maîtresse – Lynda Dion

Je sais que c’est travaillé, recherché, mais on dirait VRAIMENT un journal intime. J’ai eu l’impression de lire le journal d’une prof (intercalé de pages du journal d’une écrivaine). J’ai l’impression qu’une prof a écrit ses pensées, ses sentiments, ses journées, puis que ça a été publié, comme ça. Ça m’a mis mal à l’aise, de lire ça. J’ai un peu trouvé le temps long aussi, je dois l’admettre. C’est inégal. Les chapitres sont courts, en général j’aime ça, mais là j’étais presque soulagée de voir qu’un chapitre ne fait que deux pages et des poussières. C’est paradoxal, parce que je n’ai pas détesté ça. Peut-être que c’est le genre de livre qu’il faut lire à petite dose. Un chapitre de 3 pages au détour de la journée. Et non d’une traite.

Il y a de beaux mots, de belles images. J’en ai d’ailleurs tiré plusieurs citations que j’ai postées sur le site. Le fait de travailler sans point ni virgule, aussi, sans ponctuation (ou presque)… je suis ambivalente, je ne sais pas vraiment ce que j’en pense. En fait, j’adore l’idée, mais – concrètement – c’est troublant. Au lieu de rendre la lecture plus fluide, ça m’a ralentie. Je trébuchais dans les phrases, devait reprendre au début de la ligne, essayer de comprendre. Ah non, la virgule va là, c’est ça que ça veut dire, pas ça. Là il y a une idée, là il y en a une autre qui commence. C’est un exercice assez intéressant, le cerveau s’habitue rapidement à la manœuvre, mais ça ralentie forcément. Mais, au contraire, d’autres fois ça coule ça coule ça coule.

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162.

17 Fév

Gallimard a publié un livre intitulé

En attendant demain,

d’une certaine Natacha Appanah.

Je n’aurai pas le choix de le lire!

161.

15 Fév

Critique littéraire

Tenir tête – Gabriel Nadeau-Dubois

Ce texte m’a tour à tour émue, bouleversée, amusée. Il m’a fait froncer des sourcils, rire, sourire, frémir de colère et d’indignation, mais surtout il m’a fait réfléchir. Réfléchir au Québec au sein duquel je veux vieillir et au rôle que doit occuper ma génération dans la mise en place de cet avenir qui sera le nôtre. C’est un ouvrage très bien écrit qui relate avec précision le vécu du porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois, non seulement au cours du printemps érable, mais également tout au long des événements qui ont précédé et suivi ce mouvement étudiant (puis-je dire mouvement social?) sans précédent au Québec. Cet essai est à mettre entre toutes les mains, ne serait-ce que pour les gens prennent connaissance de cet aspect de la problématique, de cette vision des choses. Qu’ils (et là je parle de tous ceux qui ont commenté les événements à tort et à travers, sans vraiment savoir de quoi ils parlaient, ou pire, en ignorant sciemment certains faits ne les avantageant pas) lisent les arguments présentés ici avec un esprit ouvert, puis qu’ils débattent. Qu’ils débattent comme ont débattu des dizaines de milliers d’étudiants au cours des assemblées qui ont rythmé le printemps érable. L’important n’est pas que tous se rallient à cet objectif qu’est la gratuité scolaire, mais qu’ils comprennent qu’on ne peut pas balayer du revers de la main le mouvement étudiant, alors que ses principaux objectifs était l’accessibilité aux études et surtout le respect de la démocratie.

160.

14 Fév

réapprendre à écrire

à laisser les mots couler

le plus naturellement possible

 

j’ai désappris

la vie

 

comment pourrais-je

l’écrire

 

comment

espérer

 

comment espérer faire quoi que ce soit de beau

comment espérer faire quoi que ce soit de vrai

quand à l’intérieur, tout s’effondre

délabré

 

à l’intérieur, c’est sombre, c’est poussiéreux

je souffle de toutes mes forces

elle tourbillonne, puis se repose

la poussière

mais jamais ne s’en va

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