Tag Archives: désillusion

145.

2 Nov

Je n’ai pas eu le poste. En fait, je l’aurais eu, mais ils ont une règle bidon qui dit qu’il faut être en France depuis au moins un an pour pouvoir travailler pour eux. Ça fait mille fois plus chier que s’ils avaient tout simplement trouvé quelqu’un de plus qualifié.

110.

19 Jan

Se faire tchocker à quelques semaines du départ.. nice.. Ç’a beau être involontaire, le résultat est le même. Cherche une solution de rechange. J’aurais ben dû le voir, que c’était trop beau pour être vrai.

 

102.

29 Déc

J’ai l’goût de partir en voyage à l’autre bout du monde, sans fixer une date de retour. L’goût de tout lâcher pis de prendre mes économies pour acheter une petite auberge sur le bord du fleuve. L’goût d’arrêter de pelleter des nuages et de rêver en couleur. La Gaspésie, ça me réussit pas, ça me fait trop penser. Pendant une trotte de 2h en skidoo, à voir défiler les sapins recouverts de neige, t’as du temps en masse, pour penser. Pour réaliser que les beaux plans que t’as faits, c’était p’t-être juste des illusions de p’tite fille qui veut encore croire que tout s’arrange toujours dans la vie. Y a une boule qui me pèse, en dedans. J’sais pas où je m’en vais, pis ça me fait peur.

82.

20 Sep

J’avais une entrevue pour une job de commis de bibliothèque tantôt. Ça s’est mal passé. Ben, je crois que ça s’est mal passé. Tout le long, j’ai eu l’impression que je disais le contraire de ce qu’il fallait, que les deux madames jugeaient vraiment intense mes réponses. Pas cool. Le poste est fait pour moi. Pourquoi faut que je sois aussi poche-stressée-conne durant les entrevues? =(

72.

23 Août

J’ai même pas commencé le cégep pour vrai (les cours c’est mercredi, aujourd’hui c’était juste la journée d’accueil) et je pense déjà à dans trois ans. Alors que j’ai passé l’année entière à attendre ce moment. J’suis irrécupérable.

Et j’emmerde la vie, surtout ma job-que-j’aime-pas pis les fucking prix qui arrêtent pas d’augmenter pour le transport en commun. Deux heures quarante-cinq de transport chaque jour, merde, c’est 24.50$! En un mois c’est plus de 500$ que j’aurais pu gagner, pis sur l’année au complet (en comptant juste les jours où je suis au cégep), ces deux heures quarante-cinq-là, elles m’auraient permis de payer entièrement mon billet pour l’Australie, pis même que j’en aurais eu assez pour faire une virée magasinage avant de partir!

Pis câlisse, il peut pas me prévenir quand sa blonde débarque à la maison à 21h, alors que je pensais avoir la maison à moi jusqu’à ce qu’il rentre vers 23h30? J’aurais pu être en train de faire un gros party-de-débauche-de-la-mort (ben oui ben oui, on te croit Marie), de fumer un joint avec un inconnu rencontré à Montréal (de mieux en mieux) ou de m’ouvrir les veines dans la salle de bain (ouin, ça s’en vient dégueu)! Fais chier, quoi.

(Je chiale à propos de n’importe quoi, mais dans le fond c’est juste mes insomnies qui me rendent pas endurables. Ça a recommencé quelques jours après que je sois revenue de l’Ontario, mais comme j’ai une job super flexible ce n’était pas un problème, je finissais par me coucher pour de bon vers 2-3h, je m’endormais après 4/5h et quand je me réveillais j’allais travailler. Sauf que pour le cégep, ce n’est pas une option. Quand je commence à 8h, faut que je parte de chez moi à 6h25 minimum. Faque mettons que le pot de pilules-magiques-pour-dormir vide qui traîne sur mon bureau, avec « 1 renouvellement restant » d’écrit dessus me tente de plus en plus.)

66.

2 Août

 

I'm alone in my mad world.

63.

26 Juil

Je trouve ça dégueulasse, les gens qui parlent de quelqu’un dans son dos. Pire encore quand ils parlent de cette personne « pour son bien », comme s’ils savaient mieux qu’elle ce qui la rendrait heureuse.

Je pensais à ça hier soir, en écoutant une conversation, pis j’ai pris conscience que des tas de gens ont eu l’occasion de parler de moi de cette façon, durant ces dernières années. Je me demande comment mes proches ont vécu tous ces moments où je me cherchais, où j’en venais parfois à vouloir m’oublier. Je me demande ce qu’ils se disaient entre eux, entre deux regards affligés dans ma direction. Etaient-ils découragés? Ou au contraire pleins d’espoir? Se sentaient-ils concernés? Ou se disaient-ils « Bah, c’est l’adolescence, ça lui passera »?

Ma famille, mes amis, mes profs, ont-ils cru qu’ils avaient leur part de responsabilité dans ce que j’ai traversé? Se sont-ils retournés dans leur lit en cherchant le petit indice, le discret appel à l’aide passé inaperçu? Je l’écris maintenant que j’en suis consciente : ils n’auraient rien pu faire. On ne peut aider quelqu’un qui refuse de s’aider. On ne peut pousser quelqu’un qui n’est pas prêt à avancer. Et j’étais tout sauf prête. Mais en même temps, je me rends compte à quel point j’ai attendu, espéré que quelqu’un me tende la main. Pas un de ces fuckings spécialistes payés pour ça, pas quelqu’un qui se sentait coupable ou quoi que ce soit… J’aurais tout donné pour que quelqu’un accepte ce que je vivais (pas qu’il comprenne, c’est vraiment le pire, quand tous ils faisaient comme s’ils comprennaient) et qu’il me dise « Ok, on va remonter la pente ensemble. Viens, on va faire un tour. » 

Comme une grosse envie de garder mon doigt appuyé sur « BACKSPACE » jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de cet article.

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