Tag Archives: été

95.

14 Nov

J’AI PEUT-ÊTRE *croise les doigts* TROUVÉ QUELQU’UN POUR PARTIR EN VOYAGE AVEC MOI EN EUROPE L’ÉTÉ PROCHAIN PIS ÇA ME FAIT CAPOTER!

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68.

12 Août

Y a rien de facile dans la vie. Rien d’évident, rien de figé dans le béton. Y a deux jours de ça, j’étais encore persuadée que je savais ce que je voulais faire cette année, l’été prochain pis encore pendant un ou deux ans après. J’avais décidé que peu importe ce qui m’arriverait, mon existence – du moins, pendant un certain temps – se résumerait à travailler fort-fort pis à me payer des voyages. Parcourir le monde pour pouvoir m’émerveiller de ce qui est différent, chialer sur ce qui est moins bien et me réjouir de tout ce que je découvre, de tout ce que j’ai la chance de voir.

Au début de l’été, je m’étais dit que mon voyage en France serait mon test, la confirmation – ou l’infirmation – que c’est vraiment ça que je veux, vraiment ça que j’aime. Parce que ça faisait déjà un bout que, dans la case « loisirs », j’inscrivais « voyages » avant tout le reste, mais je n’avais jamais voyagé seule, donc il y avait encore le risque que je déteste ça. Faut comprendre que je vis très bien avec la solitude et que j’en ai même fréquemment besoin, mais que je tiens beaucoup beaucoup au fait d’avoir quelqu’un pas trop loin, en cas de besoin.

Bref, j’ai pris l’avion toute-seule-comme-une-grande, j’ai passé un très beau séjour, pis je suis revenue en me disant « Ok, let’s go : Australie l’été prochain ». Sauf que là je pense à ça et je me dis que c’était pas un vrai de vrai test, vu que je n’étais pas VRAIMENT toute seule.. non?

En fait, c’est toutes ces interrogations c’est à cause d’une petite mésaventure qui m’est arrivée hier. Le chalet où je suis en vacances avec ma famille est en Ontario, à environ trois quarts d’heure de Niagara Falls. Les autres avaient décidé d’aller passer la journée à Marineland, qui est à Niagara, et je leur avais demandé de me laisser en ville parce que le parc d’attractions ne m’attirait pas plus que ça. On avait déterminé qu’on communiquerait par sms en fin de journée pour choisir un point de rencontre.

Je me suis promenée pas mal, j’ai visité une couple de petites boutiques cutes – certaines moins, la plupart répétitives – et finalement je me suis installée dans un petit café pour lire un livre. Jusque là ça allait. J’aurais préféré avoir quelqu’un avec qui passer la journée parce que je devais quand même tuer le temps pendant 7-8 heures, mais je profitais du soleil pour marcher et pour magasiner un peu, sans avoir à suivre les envies d’une autre personne.

Vers trois heures de l’après-midi, je niaisais sur mon cell, et je me suis rendue compte que mon solde restant (parce que j’ai un forfait « payez à la carte ») avait diminué drastiquement depuis la dernière fois que je l’avais consulté, 2 ou 3 jours plus tôt. J’ai voulu consulter mon compte pour voir s’il y avait eu une modification ou quoi que ce soit, j’ai donc appelé le système automatique de mon fournisseur. Sauf que pour ça, il fallait que je tape mon fucking code d’accès à QUATRE chiffres. Sauf que je n’ai jamais, mais vraiment jamais de mot de passe à QUATRE chiffres, et pas moyen de me souvenir ce qui m’était passé par la tête le jour où j’avais dû en inventer un. Donc bon, j’en essaie un. Code erroné. Puis un autre. Code erroné. Dernière chance, qu’ils disent. Bon, j’en essaie un dernier, au pire ils ne me laisseront pu essayer. ERREUR MONUMENTALE. Code d’accès bloqué, veuillez entrer votre code PUK. EEEEEUH, QUOI?

En résumé, j’étais toute seule dans une fucking ville en anglais, avec un cellulaire bloqué – cellulaire qui était sensé me permettre de communiquer ma position pour que les autres me ramassent en fin d’après-midi. Laissez-moi vous dire que je n’en menais pas large. Si ça m’était arrivé il y a un an ou deux, j’aurais fondu en larmes, ça c’est sûr.

J’étais dans un espèce de mini centre commercial, faque je fais le tour et j’essaye de trouver un téléphone public. Pas de fucking téléphone public en bas. Pas de fucking téléphone public en haut. Découragée, je suis rentrée dans une boutique, j’ai demandé à une madame avec mon anglais approximatif : « Where can I use a phone? », finalement les téléphones étaient juste bien cachés.

J’ai « lifted the receptor », j’ai mis 50 cennes dans la fente et j’ai pitonné le numéro de son cell. Sauf que c’est un 514. Et que je suis en Ontario. Longue distance. Très longue distance. Et est-ce que vous savez combien ça coûte un longue distance avec un téléphone public? Très cher. Genre 5,20. Et j’avais pas 5,20 sur moi, j’avais à peine deux piastres en screnning, parce que ça faisait longtemps que j’étais pas allée retirer de l’argent à la caisse. Pis mettons qu’il y a pas ben ben de caisses Desjardins en Ontario. Et non, les téléphones publics n’acceptent pas les cartes de débit. En désespoir de cause, j’ai essayé de faire un appel à frais virés, mais ç’a pas répondu, sûrement qu’ils étaient dans un manège. J’étais proche de péter une coche solide.

Je me suis mis en tête de faire refonctionner mon cell, je l’ai éteint, je l’ai rallumé, j’ai tapé des codes au hasard, mais rien à faire, il me demandait toujours un fameux code PUK – tu parles d’un nom, pour un code. J’ai même carrément ouvert mon cell, pis c’est là que j’ai trouvé une p’tite carte avec le numéro de mon fournisseur. C’était un 1-888, j’ai guessé que ça serait gratuit, même sur un téléphone public, et j’ai appelé. Et devinez qui m’a répondu? La même fucking voix automatisée qui m’avait demandé mon code d’accès un peu plus tôt. Après un bon 5-10 minutes de « Si vous voulez… faites le… », j’ai fini par aboutir à « Si vous voulez communiquer avec Fido pour une urgence, faites le 1 ».

Quand j’ai commencé à attendre, je me suis dit qu’après quinze minutes j’abandonnais la ligne pis que j’essayais de rappeler mon père à frais virés. Après quinze minutes, je me suis ravisée pour trente. Après exactement vingt-sept minutes – une chance que c’était pas une urgence urgente – de musique de marde entrecoupée de « Vous savez que si vous voulez modifier votre forfait, vous pouvez le faire en ligne en allant au fido.ca en cliquant sur « Accéder à mon compte ». » une voix humaine – que je n’espérais plus – a fini par me répondre pis me demander ce qu’elle pouvait faire pour m’aider.

– Ouin, ben c’est parce que là mon cell y est bloqué pis il me demande mon code « poque », sauf que j’ai aucune idée de c’que c’est, un code « poque ».
– Oui, alors le code de déverouillage manuel, le code « P-U-K », ou comme vous l’appelez le code « poque », je peux vous le donner, pouvez-vous me donner votre code d’accès?
– Ouin, sauf que là vous comprennez pas, c’est justement parce que je savais pas mon code d’accès que mon cell me demande le code PUK.
– Si vous ne connaissez pas votre code d’accès, alors là je ne peux pas vous aider, je suis désolée. *s’apprête à raccrocher*
– EUH, QUOI?! C’parce que je fais quoi, moi là?!
– Je ne peux pas vous donner le code PUK si vous ne connaissez pas votre code d’accès.
– Ok, ben je fais quoi si je connais pas mon code d’accès, moi?
– Pouvez-vous me donner votre code post-
– J3N ***!
– Parfait, alors je peux vous donner votre code PUK, puisque vous savez votre code postal. Attendez un instant, je vous pris.
– (Fuck you, p’tite madame =). Je m’en fous de tes explications, j’veux juste débloquer mon cell!)

Elle a fini par me donner mon code PUK et j’ai pu débloquer mon cell. Même que mon père n’a rien su de toute cette histoire, pis que je n’ai pas eu à lui rembourser le 5,20 que lui aurait coûté l’appel à frais virés. Mais quand je me suis assise de nouveau à une table du petit café et que j’attendais que les sms que j’avais manqués se mettent à rentrer, j’ai pensé à ça et je me suis dit : est-ce que je serais capable de me débrouiller à l’autre bout du monde, complètement seule, et avec absolument personne qui ne comprenne le français? Est-ce que je veux vraiment prendre le risque?

Je sais que je veux voyager, mais je sais pu si je veux partir au pair en Australie. P’t-être qu’il vaudrait mieux que j’attende de trouver quelqu’un qui ait lui/elle aussi la piqûre des voyage pour ne pas partir seule vers l’inconnu. Peut-être. Je sais pas.

67.

5 Août

Je m’en vais passer la semaine pis ça va être vraiment cool.

Je pars en voyage et j’apporte :

  • Mon maillot de bain parce qu’on va être à deux pas de la plage.
  • Mon MP3 parce que ça prend 8 heures se rendre pis qu’on va être trois sur la banquette arrière.
  • Raphaëlle en miettes parce que la fille qui écrit ça a tout simplement un don.
  • Les rendez-vous manqués parce que le titre est cool.
  • Les gens parce que sur la quatrième de couverture il est écrit « Le sage doit rechercher le point de départ de tout désordre. Où? Tout commence par le manque d’amour. » pis que c’est trop trop vrai.
  • Mon portable pour travailler un-peu-mais-pas-trop, mais anyway travailler quand on est assis sur une plage c’est pas grave.
  • Mon appareil photos pour garder des beaux souvenirs.

Quand je vais revenir, il va rester juste une semaine avant le début du cégep. J’ai tellement attendu ça! Souhaitez-moi que ça soit à la hauteur de mes espérances…

60.

9 Juil

J-2. Techniquement, dans 48 heures et 22 minutes je vais décoller en direction de l’aéroport de Marseille pour passer les 2 plus belles semaines (et demie) de ma vie (jusqu’à maintenant). Je suis morte de trouille, sérieux ><. Je n’aime pas les aéroports, à la base, alors faire le trip toute seule! Il y a tellement de formalités, tellement de moments où ça peut mal virer.. Un problème avec mon passeport, un problème avec le détecteur de métal, un problème avec mes bagages… Argh. Mais bon, restons zen, j’ai bien l’intention de profiter de mon voyage au maximum!

58.

1 Juil

Si tu descends un jour dans le bas du fleuve, il est possible qu’une envie soudaine de continuer le long de la 132 s’emparre de toi. N’y résiste pas, ne lutte pas, c’est inutile. Joue avec les boutons de la radio jusqu’à ce que tu tombes sur une chanson que tu aimes, augmente le volume et ouvre tes fenêtres pour sentir le vent. Regarde les nuages ou les étoiles (et un peu la route, aussi) et profite du moment. Regarde défiler les paysages, la forêt d’un côté et le fleuve de l’autre. Respire.

Ne t’étonne pas de voir les heures filer sans que tu ne les vois passer. Des villages, tu en verras des tas. De petites maisons dispersées, à peine plus grandes qu’un chalet d’été pour la plupart. Avec des 4X4 qui se promènent sur les petites routes et des vieux qui se saluent quand ils se croisent au moment de prendre leur marche de la journée. Ils se connaissent depuis toujours, ils font partie des meubles.

Bientôt, tu verras un panneau indiquant que tu approches de Cloridorme. Tu es presque arrivé à destination. Encore quelques minutes de montagnes russes sur une route fraîchement refaite, mais toujours aussi ondulée, et tu aperçois finalement les premières habitations. Quand tu arriveras au niveau de l’église, sors de la route en faisant attention aux voitures qui vont très vite dans la côte et stationne-toi devant la grande maison juste en face.

Descends de ta voiture et fais quelques pas, avance toi jusqu’au bout de la falaise. Juste en dessous, il y a la grève. À gauche, le port. À droite, l’usine à poisson. En face, le fleuve à perte de vue. Ferme les yeux. Sens le vent sur ton visage et souris. Tu peux entrer, maintenant. Tu auras le temps de profiter du paysage plus tard.

Vas cogner à la porte, dis que c’est moi qui t’envoie. Elle va te proposer une soupe ou quelques-uns de ses merveilleux petits pains. Elle va dire “Fais comme chez toi”, mais tu ne respecteras pas la consigne. Chez toi, tu prends à peine le temps de souffler, tu es à fond dans ta routine métro-boulot-dodo. Chez toi, tu ne prends pas le temps de vivre, tu ne fais que courir. Là-bas, tu vas devoir réapprendre à vivre, à un autre rythme, avec d’autres priorités. Je ne dis pas que ce sera facile, mais je te promets que ça en vaut la peine.

Là-bas, tu manges quand tu as faim, tu dors quand tu es fatigué. Le temps n’existe plus, tu peux même jeter aux poubelles la belle montre que tu as acheté en spécial à 200$ dans une bijouterie de ta banlieue sale. Là-bas, tu vis au rythme du soleil et des marées.

Tu peux y aller accompagné, mais c’est toujours quand on est seul qu’on fait les plus belles rencontres. Laisse-toi guider par le destin, prends la vie comme elle vient. Descends sur la grève, on s’en fout s’il fait frisquet dehors. Enfile un vieux gilet que tu aimais beaucoup quand tu étais plus jeune, mais que tu n’oses pas porter en ville. Là-bas, les vieux guètent à leur fenêtre pour se raconter les derniers potins de l’heure, mais ce n’est rien comparé à la pression constante que tu subis quand tu te rapproches de la métropole. Alors mets des vieux vêtements – moches, mais chauds et confortables –, tu n’es pas là pour faire un défilé de mode.

Descends sur la grève et marche en sautant d’une pierre à l’autre. Et puis parfois, arrête-toi et regarde les vagues. Non, non, range ton appareil photos, tu n’es pas là pour ça. Ils s’en contre-fichent, ceux à qui tu vas montrer tes clichés. Aucune image au monde ne peut rappeler ce sentiment qui t’envahie quand tu fixes l’horizon et que tu respires l’air salin.

Là, alors que tu contemples le lointain, tu n’as pas besoin de te jurer que tu vas revenir. Tu sais que tu le feras. Retourne-y à chaque fois que tu peux, à chaque fois que tu veux. Quand tu doutes, quand tu ne sais pas. Pour une journée, une semaine, un été, une vie. Seul, en couple, en famille, entre amis. Dans une belle roulotte, dans un motel ou dans une vieille maison juchée sur une colline.

Respirer l’air de la Gaspésie et vivre au rythme de ses gens, c’est comme appuyer sur reset. Ça te permet de retrouver la paix que tu croyais disparue à jamais. Évidemment, tu vas devoir retourner en ville, parce qu’il faut que tu gagnes de l’argent pour te payer des vacances, mais la péninsule est là pour rester et elle attendra ta prochaine visite. À ton retour, tu la trouveras inchangée, toujours la même, toujours aussi belle et sereine. Et tu ne comprendras pas pourquoi tu l’as quittée.

Un jour, quand tu seras vieux et que tu auras mis des sous de côtés pour tes dernières années, tu vendras tout ce que tu possèdes et tu feras le trajet en voiture une dernière fois. Tu achetèteras une petite maison à deux pas du fleuve et, pour la première fois de ta vie, tu sauras que tu as trouvé ta place dans le monde.

57.

28 Juin

Quand t’es parti, Gitan. Tu as laissé seulement une voiture en morceaux. T’as pris tes chaises de bambou, ta guitare de rien du tout; t’as mis le vent sous ta peau. T’as caressé les oiseaux, t’as caressé les oiseaux. T’as mis les pierres sur le feu, les femmes aux longs cheveux ont tout lavé dans des seaux, séché le linge sur les buissons, rentré les gosses dans les camions, sur les paniers de roseaux. Et caressé les oiseaux, et caressé les oiseaux. Où allais-tu?

À part les flaques de boue et quelques traces de roues, tu n’as rien voulu laisser. T’as mis ta fierté, Gitane, aux rideaux des caravanes comme des drapeaux pliés. T’as caressé les oiseaux, t’as caressé les oiseaux. Où allais-tu?

J’ai peur des lumières des villes, des grandes maisons immobiles, des jardins bâtis tout autour. J’ai peur qu’on emmène d’office au bout des fusils de milices les enfants de notre amour. Ils traitent nos filles de voleuses, du fond de leurs maisons peureuses pleines de chiens de combat. Ils attachent leurs volailles, ils surveillent leurs ferrailles, on ne se ressemble pas.

Y a des panneaux depuis : « emplacement interdit », comme s’il y avait eu la peste. T’as plus qu’à chercher ailleurs des gens qui auront moins peur, en espérant qu’il en reste. Et caresser les oiseaux, et caresser les oiseaux.

 – Francis Cabrel

54.

19 Juin

La vie est pas mal fine avec moi ces temps-ci, faudrait que je pense à lui dire merci (pis à ranger ma chambre, tant qu’à faire). Mais tsé, peut-être que ma vision des choses est faussée par le fait que les vacances sont à ma porte. J’ai une cool-routine qui me plaît vraiment depuis mercredi passé, c’est la session d’examen faque quand j’en ai j’y vais à vélo pour pouvoir partir tout de suite après, et quand j’en ai pas je fais des journées de 9-10 heures de job pis mon compte de banque est content. En plus j’ai fait un gros-gros dépôt aujourd’hui, parce que mon retour d’impôts était rentré dans mon ancien compte de banque (ce qui est a bit weird ’cause je n’ai jamais donné mes informations bancaires au gouvernement), donc je me suis fait un chèque pour transférer ça.

Les journées passent vite-vite-vite (ça, ça veut dire qu’on est heureux, j’ai parlé de ça dans mon examen de fin d’année sur « Qu’est-ce que le bonheur et l’amour? »), pis il reste 22 jours avant la France, c’est tellement rien! Il compte beaucoup pour moi, ce voyage-là. C’est la première fois que je vais prendre l’avion toute seule, je ne sais pas comment ça va se passer. Si ça se trouve, je vais détester ça pour mourir (mais le pire-pire bout, c’est quand j’attends mes valises pis que j’ai tellement peur que quelqu’un parte avec, volontairement ou involontairement), pis je vais être obligée de réquisitionner quelqu’un à chaque fois que je vais vouloir voyager (ce qui serait assez dur, vu que je veux tout le temps voyager).

C’est aussi une date butoir. Il y a quelques jours (peut-être une semaine), je me suis inscrite sur le site World Aupair. Je pensais vaguement être fille au pair au Royaume-Uni ou  en Australie durant l’été 2013, dans le fond je voulais juste voir un peu de quoi ça avait l’air, comment ça fonctionnait et tout. Pis finalement je me suis rendue compte « Hey. J’pourrais partir l’été prochain. » Tsé, je voulais faire une immersion en anglais l’été prochain, mais être fille au pair c’est dix mille fois mieux parce que je vis dans une famille, je suis logée/nourrie gratis et j’ai un peu d’argent de poche, ce qui couvre une partie du billet d’avion! Donc j’ai rempli mon profil, j’ai indiquié les destinations qui m’intéressent et mes disponibilités, pis je me suis dit « Si je trouve une famille, tant mieux, sinon ça sera pour plus tard. » Et pis le 17 juin – le jour de ma fête, yes! – il y avait un beau cadeau qui m’attendait dans ma boîte de réception : une famille qui a l’air vraiment bien qui est intéressée à m’accueillir en tant que fille au pair l’été prochain, en Australie :).

Donc voilà, j’ai commencé à jaser avec la madame, elle m’a expliqué un peu ce qu’elle attendait de moi, je lui ai posé quelques questions, on essaye de voir toutes les deux si ça pourrait fitter. Dans mon dernier mail, je lui ai dit que je vais y penser (parce que les billets Montréal-Perth ne sont pas donnés, ça commence dans les 3000$, ça fait quand même beaucoup d’argent), que je vais en parler avec mes parents aussi (ça serait pratique, compte tenu que je vais être encore mineure quand je vais partir, si j’y vais) et que je vais lui donner ma réponse officielle à mon retour, le 28 juillet.

Me connaissant, je vais faire « Fuck l’argent, j’veux voir l’Australie » et je vais piocher dans mes économies (tout en prenant le temps de trouver le deald du siècle pour les billets). Reste donc mon père à convaincre. Pis aussi la famille à un peu mieux connaître, juste pour être sûre, parce que ça serait vraiment poche qu’après une semaine là-bas je veuille mourir.

Je vous tiens au courant!

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