Tag Archives: littérature

170.

26 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE pour NetGalley

Luna’s Red Hat – Emmi Smid

This book made me cry out loud. I think the author has fully achieved her goal: an illustrated storybook to help children experiencing the lost of a loved one by suicide. The little story is perfectly written; children will be able to recognize themselves in the different ways Luna reacts to the situation. The father, in the story, always has the best answer to Luna’s questions. The type of answer parents would like to think of by themselves, to make it as easy as possible for their kids. Like:

 « Mum didn’t want to leave us,
and she didn’t want to die, but she just couldn’t
find another way out, » said Dad.

Even if it’s not a day for feeling sunny, not a day for liking things, Luna ends up having a nice afternoon with her Dad… and her Mum’s red hat.


Ce livre m’a fait pleurer. Je pense que l’auteur a complètement atteint son but : un album illustré pour aider les enfants qui vivent la porte d’un être aimé par le suicide. La petite histoire est parfaitement rédigée; les enfants seront capables de se reconnaître dans les différentes façons de Luna de réagir à la situation. Le père, dans l’histoire, a toujours la meilleure réponse qui soit aux questions de Luna. Le genre de réponse que les parents aimeraient entendre sortir de leur propre bouche, pour rendre la chose le plus facile possible pour leurs enfants. Comme :

« Maman ne voulait pas nous quitter,
et elle ne voulait pas mourir, mais elle ne pouvait simplement pas
trouver une autre façon de s’en sortir » dit Papa.

Même si ce n’est pas un jour pour se sentir ensoleillé, pas un jour pour aimer les choses, Luna finit par passer un bel après-midi avec son Papa… et le chapeau rouge de sa Maman.

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169.

25 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE pour NetGalley

Jack of Spades – Joyce Carol Oates

In this Dr Jekyll & Mr Hyde kind of book, we enter the life and thoughts of Andrew J. Rush, a mystery novels author who’s well known as the « gentleman’s Stephen King ». But Andrew has a secret he even keeps from his family: he also writes under a pseudonym, Jack of Spades. These other books are… different–it’s the least we can say–more noir, more violent. It seems that all the energy Andrew puts into being the best husband, the best father, the best citizen, he needs to make up by writing those horrible books, in the middle of the night, as if he was possessed.

Quickly, we start realizing that Jack of Spades is not a simple pseudonym. It seems to be Andrew’s alter ego, even inside in own mind. As we enter into the daily reality of the well-known author, we discover some thoughts that seem to come from another personality, which is at the other end of what we could expect from the good citizen Andrew is. But some events happen – that’s the whole point of the story – which endanger his secrecy. Jack of Spades is getting more and more present in the mind of Andrew, pushing him to do things he would never even think of doing, usually.

While I don’t appreciate the kind of people Andrew is (apart from his obvious pathology, the way he treats and think about his wife and children horripilates me), I do think this is a good book. I never really knew what was coming forward. I could only guess, and most of the time I was far away from the truth. It goes really fast even if we follow the many thoughts and doubts of the main character. Not wonderful, but still great, this is a short and efficient novel for everybody enjoying suspense/mystery/psycho type of books!

168.

24 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE

Chronique du tueur de roi, 1re journée : Le Nom du vent – Patrick Rothfuss

C’est en lisant cet extrait d’à peine quelques lignes vendredi passé que j’ai eu envie de découvrir Chronique du tueur de roi, 1re journée : Le Nom du vent :

« J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels. J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent. Mon nom est Kvothe. Vous avez dû entendre parler de moi. »

Pas vraiment convaincue de prime abord par cette plume, toutes mes appréhensions sont rapidement disparues, balayées par un enthousiasme grandissant à mesure que je m’enfonçais dans les profondeurs cette magnifique histoire. J’aurais voulu dévorer les 792 pages qui la composent d’une seule traite. J’aurais voulu ne pas m’arrêter une seule seconde, même pas pour manger ou pour dormir, tellement j’ai été envoûtée. Je me suis mise à regretter l’époque de mon école secondaire, quand je pouvais me permettre de passer jours et nuits à lire!

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166.

21 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE

L’Homme qui souriait – Henning Mankell

Deuxième Mankell que je lis, après Meurtriers sans visage qui était le tout premier roman policier à mettre en scène le désormais célèbre commissaire Kurt Wallander. Vous verrez peu à peu apparaître ici de nombreuses critiques de romans policiers scandinaves (à commencer par La Princesse des glaces de Läckberg il y a quelques jours) en raison d’un projet en développement, alliant littérature et photographie. Étant encore en attente de certaines confirmations, je ne vous en dis pas plus pour le moment, mais ça ne saurait tarder.

Voici donc l’anti-héros Kurt Wallander (un peu moins alcoolisé, mais un peu plus perdu que quand je l’ai quitté à la fin du premier livre) qui est de retour sur une enquête après 18 mois d’arrêt maladie. Il ne prévoyait pas reprendre du service, mais un événement troublant vient changer la donne et l’incite à se remettre aussitôt en scelle. On se retrouve alors au cœur d’un mystère qui semble s’obscurcir à vue d’œil, allant de victime en victime au rythme des découvertes. On suit Wallander alors qu’il tente à la fois de résoudre l’enquête et de reprendre ses marques dans le petit commissariat d’Ystad, constamment partagé entre son besoin de solitude et la nécessité évidente de travailler en équipe.

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165.

20 Fév

J’aimerais partir loin. J’adore le train. Le bus. L’avion. Pas parce que je suis un grand voyageur ou un citoyen du monde ou n’importe quelle autre bullshit hippie. J’aime être dans un moyen de transport. Le fait de me trouver entre deux destinations. Pas au départ, pas à l’arrivée. Juste quelque part. Une place floue en train de regarder le paysage défiler.

Être nulle part. C’est là que j’arrive le mieux à récupérer mes innombrables heures d’insomnie.

– Charlotte before Christ, Alexandre Soublière

164.

18 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE pour NetGalley

A Hunger Artist & Other Stories; Poems and Songs of Love – Franz Kafka & Georg Mordechai Langer

The first thing to know is that it’s a flipside book. On one hand you have “A Hunger Artist and Other Short Stories” by Franz Kafka, and on the other it’s “Poems and Songs of Love” by Georg Mordechai Langer, translated from Hebrew by Elena and Menachem Wolff. I read a digital version, which made me regret the good old paper books, which I could have simply turned in my hands instead of reprogramming the settings my computer screen for the second half.

These two works were put together mostly because of the link between the original writers. Kafka was a friend and a mentor for Langer, although we also learn in Langer’s poetry that he was in love with Kafka. But let’s start with the beginning. There’re pretty strange short stories in this book. Surreal, disturbing, sad… You never really know what’s coming. You don’t really know if things make sense, but it doesn’t matter. You enter in a kind of alternate universe where the writer wants you to think differently, to think his way. At first, it’s baffling (especially “A Country Doctor”, and its dreamlike setting), but soon enough you get used to it and you’re really looking forward to the next story.

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163.

18 Fév

CRITIQUE LITTÉRAIRE

La Maîtresse – Lynda Dion

Je sais que c’est travaillé, recherché, mais on dirait VRAIMENT un journal intime. J’ai eu l’impression de lire le journal d’une prof (intercalé de pages du journal d’une écrivaine). J’ai l’impression qu’une prof a écrit ses pensées, ses sentiments, ses journées, puis que ça a été publié, comme ça. Ça m’a mis mal à l’aise, de lire ça. J’ai un peu trouvé le temps long aussi, je dois l’admettre. C’est inégal. Les chapitres sont courts, en général j’aime ça, mais là j’étais presque soulagée de voir qu’un chapitre ne fait que deux pages et des poussières. C’est paradoxal, parce que je n’ai pas détesté ça. Peut-être que c’est le genre de livre qu’il faut lire à petite dose. Un chapitre de 3 pages au détour de la journée. Et non d’une traite.

Il y a de beaux mots, de belles images. J’en ai d’ailleurs tiré plusieurs citations que j’ai postées sur le site. Le fait de travailler sans point ni virgule, aussi, sans ponctuation (ou presque)… je suis ambivalente, je ne sais pas vraiment ce que j’en pense. En fait, j’adore l’idée, mais – concrètement – c’est troublant. Au lieu de rendre la lecture plus fluide, ça m’a ralentie. Je trébuchais dans les phrases, devait reprendre au début de la ligne, essayer de comprendre. Ah non, la virgule va là, c’est ça que ça veut dire, pas ça. Là il y a une idée, là il y en a une autre qui commence. C’est un exercice assez intéressant, le cerveau s’habitue rapidement à la manœuvre, mais ça ralentie forcément. Mais, au contraire, d’autres fois ça coule ça coule ça coule.

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