Tag Archives: magasinage

131.

15 Mar

J’ai finalement mailé mes cartes postales. Des requêtes de mes proches et autres à l’envoi final, en passant par l’achat de postcards et de stamps, il y aurait de quoi noircir des pages. Je vais me contenter de quelques paragraphes.

En arrivant ici (ici = Californie, mais pas pour longtemps puisque je prends l’avion demain), j’avais 10 cartes postales à trouver. Famille, amis… et inconnus. Je me suis inscrite il y a quelques semaines sur Postcrossing.com. C’est un site qui met en contact des gens qui aiment recevoir des cartes postales de l’étranger. Le principe est simple : tu reçois une adresse, tu envoies une carte postale à cette adresse, quand l’autre personne l’a reçue elle l’indique sur le site et ton adresse est envoyée à quelqu’un d’autre qui t’enverra à son tour une carte postale. Donc voilà, en tout ça me faisait 10 cartes postales à trouver.

Pendant la première semaine et demie… rien, nothing, nada, niet. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché, han! Bon, à Laguna Beach j’en aurais sûrement trouvé si je m’étais donné la peine de regarder, mais on venait d’arriver alors ça ne m’est pas venu à l’idée. N’empêche que c’est fou le nombre de petites boutiques que j’ai visitées sans rien trouver! Vendredi passé je suis allée à Disneyland, et là encore, je n’en revenais pas : dans l’énoooorme boutique Disney de Downtown Disney, il n’y a qu’UN SEUL (affreux) modèle de carte postale à vendre, ainsi que deux paquets différents de 10 cartes postales mille fois pires. Je capotais un peu (dans le mauvais sens).

Finalement, c’est dans une des (trop nombreuses) boutiques entre deux manèges que j’ai finalement trouvé une carte postale qui avait de l’allure, mardi. J’avais fait le tour d’environ 15 petites boutiques, et je ne jetais plus qu’un coup d’œil (blasé) rapide, alors on peut dire que j’ai eu de la chance de la voir, cette petite carte postale perdue dans une mer d’aimants, de stylos, de porte-clés et d’autres patantes du genre. Pas de prix dessus. Il y en avait 7 exemplaires, j’en ai pris 5. Je suis allée à la caisse et j’ai fait de mon mieux pour ne pas regarder le vendeur l’air de dire « Tu te fous de moi? » quand il m’a dit que ça faisait un total de $10.51. Elles étaient « effet 3D », mais quand même…

Un peu plus loin, j’ai trouvé une boutique où ils vendaient 5-6 modèles différents (un record, wouhou!), dont celui (moche) que j’avais vu à Downtown Disney et des trucs pas originaux (Mickey Mouse, Minnie Mouse, etc.). J’ai fini par en choisir une pas-originale-mais-quand-même-cool : une carte en forme de tête de Mickey avec pratiquement tous les personnages de Disney devant le château. J’en ai pris 5, j’ai préféré ne pas courir le risque de ne pas en trouver d’autres. (Évidemment, pendant les jours qui ont suivis j’ai vu des cartes postales à tous les coins de rue.)

C’est bien beau tout ça, mais encore fallait-il les poster. J’avais vu une certaine quantité de boîtes postales à Disneyland, ce qui est complètement stupide compte-tenu qu’ils ne vendent pas le moindre timbre. Je me suis donc contentée de remplir mes cartes postales mardi soir, me disant qu’il y aurait bien un post office sur le chemin de Palm Springs le lendemain. Eeeet… non. Je suis allée me renseigner au comptoir d’accueil de l’hôtel, où une madame (après m’avoir fait répéter que je voulais « buy some stamps ») m’a indiqué que des timbres sont à vendre au petit magasin de l’hôtel. J’ai donc fait une quinzaine de pas et me suis retrouvée devant un Américain d’origine amérique-du-sudienne, à qui j’ai dit « I need stamps », qui m’a répondu « How many do you need? », à qui j’ai répondu « I don’t know, what do you have? » et qui a sorti des timbres avec même pas de prix dessus, que wtf comment je fais pour savoir ce que ça vaut et combien j’en ai besoin, et qui m’a avoué être aussi peu au courant que moi. Finalement, j’en suis venue à la conclusion qu’anyway j’avais besoin de plus de timbres que ce qu’il avait (il avait genre 8 timbres), je lui ai dit « Thanks anyway » (mais je reste convaincue que « Merci quand même » aurait mieux traduit ma pensée) et je suis partie.

J’ai fini par aller squatter la salle internet de l’hôtel (c’est complètement ridicule qu’en 2012 un hôtel à $169 et plus/la nuit ne donne pas à ses clients un accès wifi gratuit dans les chambres) pour aller consulter mon ami Google Maps, qui m’a gentiment indiqué qu’il y a un Postal Planet (Fedex + USPS) à 20 minutes de marche de l’hôtel. Google Maps aurait dû préciser « calculez 10 minutes supplémentaires, le temps de trouver le fucking magasin pas visible à côté de plein d’autres magasins aux enseignes à moitié lisibles ».

Je suis entrée dans la boutique, y avait un Américain d’origine moyen-orientale qui parlait avec l’Américaine d’origine chinoise postée derrière le comptoir. Quand il a eu fini de payer sa barre de chocolat, j’ai dit à la madame « I have postcards to send and I have no idea which stamps I need. Help meeee. » Elle m’a répondu avec un accent chinois. Un horrible accent chinois. Je comprenais à peu près le tiers de ce qu’elle me disait. Non, je devinais le tiers. Je comprenais à peine un sixième. Ça devait être assez drôle de nous voir aller, les deux pas à l’aise dans une langue pas maternelle, à essayer de calculer les prix ($0.32 pour les États, $0.90 pour le Canada et $1.10 pour les other countries) et de déterminer combien de timbres ça faisait (parce que la madame avait juste des timbres « ordinaires » (pour les enveloppes normales, tsé), à $0.45).

Entre temps, y a une Américaine d’origine mexicaine qui parlait juste espagnol qui est entrée et qui voulait savoir combien ça coûtait pour faire des « cuatro fax para Mexico », pis c’était encore plus drôle parce qu’elle comprenait que dale à ce que l’Américaine d’origine chinoise répondait. Finalement, j’ai paragouiné un semblant de traduction en espagnol (mes cours sont loin en mautadine) qui ressemblait à « nueve dollares » et l’Américaine d’origine mexicaine est partie.

La caissière a été gentille avec moi, elle m’a juste chargée $11 pour les 23 timbres alors qu’elle vend le paquet de 20 timbres $11 (ce qui est complètement débile compte-tenu que 20 timbres à $0.45 ça fait $9). Elle m’a fait payer, pis elle m’a dit qu’elle s’occuperait elle-même de mettre les timbres, pis que ça allait partir demain « because it’s too late, today ». J’espère qu’elle va les poster pour vrai, ça serait chien sinon.

En sortant de là, j’ai décidé qu’à $3.50 de la carte postale ($2/carte postale et $1.50/timbre pour l’étranger), ça valait p’t-être pas la peine, tout ça pour recevoir une carte postale d’un inconnu à l’autre bout du monde.

on-fait-tous-des-erreurs.com

129.

5 Mar

I just bought Wreck This Journal and Listography – Your Life in Lists. I’m happy, and I know what I’m going to do tonight.

P.S. Bookstores open until 11 PM : that’s awesome (fuck le 450).

115.

1 Fév

6 dodos!

  • Cadeaux pour le couple qui va m’accueillir  à ma première destination : 100%
  • Boîtes pour le déménagement : 80%
  • Bagages pour le voyage : 60%
  • Bye-bye aux gens qui vont me manquer : 10%
  • Conditionnement mental à switcher au mode « English » : 0.05%
  • Au secours?

52.

14 Juin

Chroniques de trois filles aux Francofolies un samedi soir de juin

On avait prévu ça un peu n’importe comment – « Tu peux-tu? / Ouais j’peux, c’est cool. » – tout ce qu’on savait de notre soirée à venir c’est que le show était à 20h pis que personne travaillait le lendemain. On avait prévu se rendre en char jusqu’au terminus Longueuil, puis de prendre le métro jusqu’à la station St-Laurent, mais on était en retard sur notre super-horaire-de-la-mort faque on est allés directement à Montréal, finalement. Pont Jacques-Cartier, rue de Lorimier – Oh shit! C’était de l’autre bord! – quinze minutes de zigonage dans les joyeux sens uniques pour finir par se ramasser sur la fameuse rue Maisonneuve, cap sur les Francos.

On finit par trouver un stationnement super vite sur Ontario, pis on se rend compte avec bonheur que c’est gratuit passé 18h. Il pleut pas vraiment, mais il fait pas beau pis il fait un peu froid, faque on se dit « Fuck le look, nous on met nos gros cotons ouatés. » On arrive devant la scène Monde Urbain quinze minutes avant le début du show, on n’étaient jamais allées aux Francos pis on pensait que ça allait être plein à craquer, mais dans le fond il y avait juste une trentaine de personnes devant la scène pis une vingtaine d’autres gens un peu partout autour. En attendant que ça commence, on s’en va s’installer dans le fond, sur les estrades, pis finalement on reste là tout le long parce que la musique était trop forte en avant. Le show était ben bon, Ale Dee était super sympathique, pis il a chanté la chanson que je préfère de lui même si elle date de son premier album, faque j’étais ben contente. À moment donné il a demandé si on avait acheté son dernier album, y a plein de monde qui ont applaudit, puis il a demandé si on l’avait gravé, pis j’ai répondu « Oui, moi! » pis je me suis trouvée ben drôle.

À 21h il y avait un show juste à côté, sur la scène Lot-Québec, mais après trente secondes on est parties parce que c’était vraiment mauvais. On cherchait des toilettes (parce qu’évidemment on avait oublié d’y aller avant de partir), faque finalement on s’est benchés à un Café Dépôt pis on a mangé du gâteau au chocolat. Un peu plus tard on est sorties, il mouillait mais c’était juste drôle. On s’est promenées un peu sur le site des Francos, à la recherche d’une boutique de souvenirs parce que je voulais un beau t-shirt. On a trouvé une boutique, mais il y avait juste des trucs d’artisanat et des objets faits en vinhyles (c’était cool, mais inutile). Finalement on a demandé à une madame, qui nous a dit que pour les chandails c’était juste derrière la scène Monde Urbain, où on était au début de la soirée. Finalement les t-shirts étaient laids et chers, faque j’en ai pas pris, mais on a trouvé un stand de massage pis c’était chouette parce que les trois on s’était jamais faites masser pis on en rêvait. Il y avait un prix spécial pour 2 X 15 minutes, mais la madame était gentille faque elle nous a fait un prix spécial pour 3 X 15 minutes (pis en plus elles étaient trois masseuses, ça tombait vraiment bien). Ça a fait un bien fou (surtout que les trois on a des gros problèmes de dos), pis les gentilles madames nous ont massées pendant 25 minutes même si on avait payé pour 15 minutes.

Après on a vagabondé pas mal sur le site des Francos, mais il s’en venait tard alors il y avait de moins en moins de trucs. On a demandé à un gars avec un accent français qui avait un kiosque d’informations s’il y avait quelque chose de cool à faire, il nous a parlé d’un club pis les filles trouvaient ça cool, mais après elles se sont souvenues que je suis mineure. On a pris plein de photos à la place des festivals, avec les petites lumières rouges et blanches qui crachent de l’eau, pis on a fait le tour de quelques autres boutiques, sauf qu’on a juste eu le temps d’en voir une parce qu’après il était minuit et ça fermait (j’étais triste, on n’a pas eu le temps d’aller au stand de tatouages temporaires, je trouvais ça vraiment drôle compte tenu l’indélibilité de mes propres tattoos.

Après, direction la Ste-Cath, qui était noire de monde. On a croisé un McDo, on a voulu manger des frites, mais il y avait vraiment beaucoup de monde faque on a laissé faire. On est tombées par hasard sur le festival de la mini Cooper pis on est allées faire un tour-là parce que les parents de Maude en ont une et qu’on voulait essayer d’en trouver une pareille. Finalement on n’a pas trouvé, pis on est retournées en direction du McDo parce que les frites du McDo sont vraiment bonnes, même si elles sont dégueulasses. On est entrées dans le McDo, il y avait moins de monde que plus tôt dans la soirée alors on était contentes, pis on niaisait devant les caisses sans savoir si on voulait un repas complet ou juste des frites, quand on a été prises les trois en même temps d’une grosse quinte de toux. On s’est éloignées un peu, pis ça allait mieux, pis c’est à ce moment-là que la chef de quart a commencé à avertir les clients que le McDo fermait parce qu’il y avait du poivre de cayenne dans les toilettes. On lui a demandé si le McDo allait réouvrir, pis elle a répondu que la dernière fois (drôle! C’est fréquent, alors?) ça avait pris une heure.

Il y avait une grosse église en face alors on a traversé la rue (mais c’était dur parce qu’il y avait plein de camions de pompiers et d’ambulances qui arrivaient) et on est allées s’asseoir dans les marches pour attendre. Quand on a vu que les pompiers s’en allaient et que les employés recommençait à entrer, on a retraversé la rue, pour se faire dire que le McDo allait réouvrir dans une dizaine de minutes. Il y avait une demie-douzaine de filles qui crusaient les pompiers depuis une demie-heure, pis elles ont eu droit à un tour d’ambulance (parce qu’il n’y avait pas de place dans le camion de pompiers). Y a un gars qui attendait lui aussi devant le McDo pis ça le décourageait un peu. Il avait l’air sympatique, pis ça rapproche les gens d’attendre pour manger du McDo, faque on a commencé à parler avec lui, pauvre p’tit pit, il attendait juste pour avoir son café avant d’aller travailler (parce que celui à sa job est pas buvable). Et là il y avait des gens qui arrivaient et à chaque fois ils essayaient d’ouvrir la porte pis on devait leur dire « Bin on, c’est fermé. ». Non, tsé, on attend pour le fun devant le McDo, nous on préfère se geler dehors plutôt que de s’évacher à l’intérieur.

À chaque fois que quelqu’un arrivait, il fallait recommencer l’histoire du début, pis la moitié du temps il fallait dire tout ça en anglais, et c’était pas évident au début « Euh… poivre de cayenne? Pepper… pepper spray? In the washroom? You understand? ». À la fin on était rendues vraiment bonnes, mais un peu tannées. Pour rompre un peu la monotonie qui s’installait, il y a une gang de douchbags qui sont arrivés, ils étaient soit très saouls, soit très stupides. À côté du McDo il y avait un itinérant avec une guitare aux cordes cassées, et là les gars voulaient qu’il leur joue quelque chose, mais on entendant rien quand il pinçait ses restants-de-cordes, alors les gars chialait, sauf un qui tendait l’oreille et qui avait l’air de triper fort. À la fin ils ont laissé le gars tranquille et ils lui ont donné 2 piastres en lui souhaitant une bonne vie. Ils ont préféré s’intéresser à deux belles filles qui attendaient la réouverture du McDo avec nous. Ils ont commencé à les cruiser solide, et ils voulaient qu’elles les suivent jusqu’à St-Sulpice « Allez, venez, on vous invite, il y a un McDo là aussi si vous avez faim, ça va être cool, allez, soyez gentilles! ». Il y en avait une qui était bilingue, elle disait « Non non, on a juste faim, on va rester ici c’est correct, merci. ». L’autre parlait juste anglais, elle comprenait quand même bien le français, mais elle faisait semblant que non. Nous on regardait ça pis on était contentes d’être en gros cotons ouatés chaud-mais-pas-beau. Finalement les gars ont abandonné, et là les filles étaient soulagées, parce qu’elles commençaient à avoir un peu peur, mais tsé il y avait plein de témoins, et on n’aurait pas laissé les gars les amener, on aurait demandé au gentil-gars-qui-attendait-pour-son-café de les aider.

Là ça faisait beaucoup plus que 10 minutes, alors on a cogné à la vitre, mais y a une fille qui nous regardait avec un air suffisant (DRÔLE! Elle travaille dans un McDo, merde, qu’elle lâche son attitude, c’est pas sérieux!) qui nous a ignoré, alors on a attendu encore. Finalement il y a le gardien de sécurité qui est venu nous faire signe 20 minutes avec ses mains. Nous on avait faim, on avait froid et on avait le goût de manger des frites alors on est parties en direction du McDo coin Ste-Catherine/Guy, la chef de quart nous avait dit que c’était à 10 minutes de marche. Finalement ça a pris dix mille fois plus de temps, pour une raison obscure, mais on a quand même réussi à commander notre foutu McDo. Le plus dur ç’a ensuite été de trouver une façon de transporter les cups de ketchup, parce qu’on avait décidé de déguster notre festin dans l’auto de Jessie, pour pouvoir être relax et se coucher pas longtemps après.

Donc, une bonne heure plus tard (le temps de revenir sur le site des Francos, de retrouver le char, de faire un aller-retour dans un bar pour squatter les toilettes et de s’installer), on a fini par manger nos fameuses frites (qui étaient rendues molles et dégueulasses). Mettons que quand je me suis couchée, on avait beau être 3 pognées dans la minuscule valise d’un bébé Vitara, je me suis endormie assez vite. Mais pas assez longtemps. 3 heures plus tard, vers 7h30, bang. Réveillée, et pas moyen de me rendormir. Oh joie dans mon coeur :). Mettons que j’étais contente quand les filles se sont enfin réveillées pis qu’on a commencé à s’activer! Pis encore plus contente une fois revenue chez moi! Chouette soirée, mais ça fait toujours du bien d’être chez soi :).

46.

24 Mai

J’ai une toune sur repeat depuis hier. C’est pas vraiment une toune, juste quelques mesures de piano répétées à l’infini, mais j’trouve que c’est pas mal ce qui reflète le plus mon état d’esprit du moment. J’ai beau chialer contre l’école, maudit que j’aime pas ça les longues fins de semaines, quand je ne suis pas overbookée. Surtout que j’étais sensée travailler aujourd’hui mais-finalement-non. Ça aurait fait du bien à mon portefeuille, après la session-de-dépensage de samedi.

Hier j’ai pas fait grand-chose à part botcher un travail d’anglais immonde, aller voir Pirates des Caraïbes (très bon, mais un peu trop long) et surfer sur le net. J’avais envie d’aller à la bibliothèque, mais c’est toujours fermé le lundi (pis anyway c’était la fête des Patriotes / du Dollar / de la reine), faque j’ai pris mon mal en patience. Je vais y aller tantôt, ça ouvre à 13h. D’ici là, j’ai dix milliards de trucs à faire, que je vais passer mon temps à remettre à plus tard. J’va les écrire, juste pour être sûre de pas en oublier (pis j’suis sur un trip de faire des listes, en ce moment. Liste des endroits où je veux aller, liste des livres que je dois lire un jour, liste des films qui ont l’air trop bons, etc. Bref, ce que j’ai à faire :

  • Comptabiliser les résultats du sondage pour mon projet de stats
  • Choisir les fuckings photos pour mettre dans les cadres que j’ai fait acheter à mon père il y a dix-milliards-de-mois
  • Faire le ménage de ma chambre qui ressemble à.. à rien, en fait
  • Finir ma partie du foutu projet interdisciplinaire qui est à remettre vendredi (j’ai l’impression que ça fait deux jours, et non un mois, qu’on l’a commencé)
  • Faire le ménage de mon bureau, ça serait bien aussi, mais je le ferai pas
  • Pis plein d’autres trucs que j’oublie sûrement

Hier y a mon père qui est entré dans ma chambre-champ-de-bataille pour déposer du linge pendant que j’étais pas là, pis il est tombé (par hasard, comme ça, qu’il dit) sur une lettre que j’avais écrite y a 2-3 ans à un gars. Pas une lettre d’amoureuse, non-non, une lettre de p’tite soeur à son grand frère. J’ai pas aimé ça, qu’il me dise qu’il l’avait lu. J’aurais préféré pas le savoir. Parce que ce gars-là, je lui parle pu. Ou plutôt il me parle pu.

C’est pas juste les histoires d’amour qui peuvent mal finir, y a les histoires d’amitié aussi. Ce gars-là il a été là pour moi quand j’en ai eu besoin, pis il est devenu une grosse partie de ma vie. Mais lui aussi il avait vécu des choses-pas-cool dans sa vie, pis ça fait que des fois il agissait bizarre. Comme s’il se foutait du monde. Comme s’il pouvait partir n’importe quand pis tous nous oublier. On a eu plusieurs fois des grosses chicanes à ce sujet-là. Au début ça me mettait vraiment dans tous mes états pis j’pleurais comme une conne, mais j’ai fini par m’y faire, pis anyway je savais que ça durait jamais. Je me disais qu’au fond, malgré tout ce qu’il pouvait dire, c’était vrai qu’il tenait à moi, pis que j’avais pas à m’en faire. Peu importe ce qu’il faisait/disait, je l’excusais toujours, parce que je me disais que ses bons moments rachetaient toujours ses mauvais. Pis j’avais peur, tellement peur de pu pouvoir compter sur lui..

But life is life, so à moment donné on s’est chicanés pour une niaiserie, mais les deux on a été trop têtus. Pis après c’était trop tard, c’était brisé pour de bon. Pis là je me suis dit que c’était assez, que j’allais pas m’abaisser à ramper devant lui. Il voulait pu de moi? Pire, il s’en foutait que je sois là ou pas? Message reçu 5/5. Enfin..

Ça m’a fait drôle, parce que hier soir, alors que je venais presque-tout-juste de parler de lui, il est venu me voir sur MSN. C’était juste pour une question technique, un projet sur lequel on avait travaillé ensemble, pis il avait besoin de mon autorisation pour mettre mon nom dans les documents officiels, mais ç’a adonné que c’était le même soir. J’suis fière de moi, quand même. Ça aurait été tellement facile d’écrire « Pis, qu’est-ce que tu deviens? ».. mais non, je lui ai souhaité une bonne fin de soirée pis je suis allée me coucher.

45.

23 Mai

Grosse journée, aujourd’hui. Magasinage à Montréal avec une amie, un petit détour (d’une heure à marcher dans Montréal sans vraiment savoir si on est sur le bord d’arriver ou pas) par mon salon de tatouage pour un nouveau piercing et soirée gardiennage. Les enfants sont couchés depuis une couple d’heures (on a soupé, on a joué au basketball pis on a regardé Iron Man 2) pis depuis ce temps-là je suis installée sur le divan, à lire le blog vraiment cute d’une certaine Princesse Anna et à noter les suggestions de livres pis de films, avec la télé ouverte au nouveau canal Mlle. Les heures passent pis ça fait du bien, je fais comme si j’étais en vacances. Dans le fond, c’est presque ça, vu que la fin de semaine est finie, mais qu’il me reste quand même deux jours de congé.

M’enfin, ça fait changement d’hier soir… j’déprimais un peu, j’ai appris – alors que j’étais en train d’acheter des billets pour le show de Sir Pathétik aux Francofolies, que je voulais aller voir avec ma meilleur amie le soir de ma fête – que ce soir-là y a le party de 18 ans de ma cousine (alors que son anniversaire c’est une semaine plus tard). Faque pour ma fête, je vais faire deux heures de route pour aller passer la soirée dans une maison remplie de monde dont je ne connais même pas le quart. Tsé, la seule journée où j’ai complètement le droit d’être égoïste et de penser juste à moi.. Je sais que je ne devrais pas réagir comme ça, mais je trouve ça vraiment poche.

Bon, voilà que je me remets à déprimer. Envie que les parents des enfants reviennent, pis que je puisse aller m’évacher dans mon salon pour écouter des films-de-filles-qui-font-brailler. Ou envie que la bibliothèque soit ouverte, pour que je puisse aller chercher des livres-d’ado-qui-se-remettent-en-question. J’suis en manque d’affection.

40.

6 Mai

Honte à moi, ça fait quoi, deux-trois semaines que je ne suis pas passée par ici? Entre école, vie sociale, travail, sinusite et pilules magiques pour dormir, ça ne me laisse pas beaucoup de temps pour flanner sur le Net. Anyway je suis pas mal sur le pilote automatique. J’ai setté l’objectif d’arrivée – la fin du secondaire – pis j’attends d’y être arrivée. But day off today, so je prends une couple de minutes  pour jaser ici avant de retourner me coucher.

  • Je suis allée ramener 3 livres à la bibliothèque, hier (ou avant-hier, ou avant-avant-hier). Là-dessus, il n’y en a aucun que j’ai lu en entier. Je culpabilise un peu.
  • Mardi je gardais un petit monstre, pis après qu’il soit allé se coucher j’avais rien à faire, so je zappais à la télé (écran géant, système cinéma maison, illico avec enregistreur numérique pis toute la patente), pis à moment donné ça a changé de poste tout seul : la madame avait programmé l’enregistrement de Beautés désespérées (le titre est plus cool en anglais, mais j’ai 99.9% de chances de me tromper en l’écrivant, so fuck that). Bref, sur le moment ça m’a frustrée, parce que ça avait l’air vraiment bâtard comme émission (genre les Feux de l’amour ou quelque chose du genre), mais finalement j’ai aimé ça. P’t-être parce que c’est vraiment tordu comme émission.
  • Tsé quand t’as un million de choses à faire, pis que tu trouves quand même le temps d’écouter des trucs bâtards à la télé, ou de commenter dix mille publications sur Facebook?
  • J’emmerde la vie : je me connecte vers 2h parce que je m’endors pu, pis y a quelqu’un-qui-a-déjà-été-tout-pour-moi-mais-qui-était-trop-con-pour-s’en-rendre-compte qui trouve le moyen de se connecter juste après moi. Et pis à l’instant, un autre quelqu’un-qui-etc. décide de se connecter juste quand je suis là. Grr. Le jour où je vais être tellement fatiguée que je ne me souviendrai pas qu’on est en froid (sibérien) et que je vais aller parler à un des deux, ça va être vraiment drôle (pas sur le coup, mais après).
  • Examen de conduite théorique lundi (yeah, un autre jour d’école que je manque), faudrait peut-être que je commence à me pratiquer sur le site de la SAAQ.
  • J’étais sensée allée à Montréal avec une amie le 22 mai, mais elle a raté son permis :(. J’hésite entre être triste pour elle, ou être triste pour moi.
  • Se saouler un dimanche, c’est très agréable sur le coup (surtout en bonne compagnie), mais après tu veux te tirer une balle. (J’AI UN NOUVEAU COMPAGNON DE BEUVERIE SUPER SYMPATHIQUE :D.)
  • La semaine passée (ou l’autre d’avant), j’ai eu un trip bracelets. Tsé les bracelets qu’on fabrique en faisant des noeuds avec des fils? J’en ai fait 3 (et demie), je les ai portés pendant une semaine, pis après je les ai foutus aux poubelles (sauf celui qui est à ma cheville et que je n’arrive pas à enlever et que je n’ai pas envie de couper).
  • J’ai envie d’une crème glacée. Ou d’une slush. Ou d’une potion magique, tant qu’à y être.
  • J’suis fâchée contre les Ontariens. C’est leur faute si Harper est majoritaire. Et je trouve qu’on – les Québécois – est une belle gang de caves. On a tué le Bloc, pis on a élu des députés qu’on ne connaît pas et qui ne connaissent pas le Québec.
  • J’ai envie de faire une liste de trucs joyeux, pour compenser avec la météo bâtard qu’on a ces temps-ci. Je vous en redonnerai des nouvelles.

J’écoute.

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