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133.

24 Mar

Et je n’ai pas encore mon billet pour demain… essayez de battre ça!

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131.

15 Mar

J’ai finalement mailé mes cartes postales. Des requêtes de mes proches et autres à l’envoi final, en passant par l’achat de postcards et de stamps, il y aurait de quoi noircir des pages. Je vais me contenter de quelques paragraphes.

En arrivant ici (ici = Californie, mais pas pour longtemps puisque je prends l’avion demain), j’avais 10 cartes postales à trouver. Famille, amis… et inconnus. Je me suis inscrite il y a quelques semaines sur Postcrossing.com. C’est un site qui met en contact des gens qui aiment recevoir des cartes postales de l’étranger. Le principe est simple : tu reçois une adresse, tu envoies une carte postale à cette adresse, quand l’autre personne l’a reçue elle l’indique sur le site et ton adresse est envoyée à quelqu’un d’autre qui t’enverra à son tour une carte postale. Donc voilà, en tout ça me faisait 10 cartes postales à trouver.

Pendant la première semaine et demie… rien, nothing, nada, niet. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché, han! Bon, à Laguna Beach j’en aurais sûrement trouvé si je m’étais donné la peine de regarder, mais on venait d’arriver alors ça ne m’est pas venu à l’idée. N’empêche que c’est fou le nombre de petites boutiques que j’ai visitées sans rien trouver! Vendredi passé je suis allée à Disneyland, et là encore, je n’en revenais pas : dans l’énoooorme boutique Disney de Downtown Disney, il n’y a qu’UN SEUL (affreux) modèle de carte postale à vendre, ainsi que deux paquets différents de 10 cartes postales mille fois pires. Je capotais un peu (dans le mauvais sens).

Finalement, c’est dans une des (trop nombreuses) boutiques entre deux manèges que j’ai finalement trouvé une carte postale qui avait de l’allure, mardi. J’avais fait le tour d’environ 15 petites boutiques, et je ne jetais plus qu’un coup d’œil (blasé) rapide, alors on peut dire que j’ai eu de la chance de la voir, cette petite carte postale perdue dans une mer d’aimants, de stylos, de porte-clés et d’autres patantes du genre. Pas de prix dessus. Il y en avait 7 exemplaires, j’en ai pris 5. Je suis allée à la caisse et j’ai fait de mon mieux pour ne pas regarder le vendeur l’air de dire « Tu te fous de moi? » quand il m’a dit que ça faisait un total de $10.51. Elles étaient « effet 3D », mais quand même…

Un peu plus loin, j’ai trouvé une boutique où ils vendaient 5-6 modèles différents (un record, wouhou!), dont celui (moche) que j’avais vu à Downtown Disney et des trucs pas originaux (Mickey Mouse, Minnie Mouse, etc.). J’ai fini par en choisir une pas-originale-mais-quand-même-cool : une carte en forme de tête de Mickey avec pratiquement tous les personnages de Disney devant le château. J’en ai pris 5, j’ai préféré ne pas courir le risque de ne pas en trouver d’autres. (Évidemment, pendant les jours qui ont suivis j’ai vu des cartes postales à tous les coins de rue.)

C’est bien beau tout ça, mais encore fallait-il les poster. J’avais vu une certaine quantité de boîtes postales à Disneyland, ce qui est complètement stupide compte-tenu qu’ils ne vendent pas le moindre timbre. Je me suis donc contentée de remplir mes cartes postales mardi soir, me disant qu’il y aurait bien un post office sur le chemin de Palm Springs le lendemain. Eeeet… non. Je suis allée me renseigner au comptoir d’accueil de l’hôtel, où une madame (après m’avoir fait répéter que je voulais « buy some stamps ») m’a indiqué que des timbres sont à vendre au petit magasin de l’hôtel. J’ai donc fait une quinzaine de pas et me suis retrouvée devant un Américain d’origine amérique-du-sudienne, à qui j’ai dit « I need stamps », qui m’a répondu « How many do you need? », à qui j’ai répondu « I don’t know, what do you have? » et qui a sorti des timbres avec même pas de prix dessus, que wtf comment je fais pour savoir ce que ça vaut et combien j’en ai besoin, et qui m’a avoué être aussi peu au courant que moi. Finalement, j’en suis venue à la conclusion qu’anyway j’avais besoin de plus de timbres que ce qu’il avait (il avait genre 8 timbres), je lui ai dit « Thanks anyway » (mais je reste convaincue que « Merci quand même » aurait mieux traduit ma pensée) et je suis partie.

J’ai fini par aller squatter la salle internet de l’hôtel (c’est complètement ridicule qu’en 2012 un hôtel à $169 et plus/la nuit ne donne pas à ses clients un accès wifi gratuit dans les chambres) pour aller consulter mon ami Google Maps, qui m’a gentiment indiqué qu’il y a un Postal Planet (Fedex + USPS) à 20 minutes de marche de l’hôtel. Google Maps aurait dû préciser « calculez 10 minutes supplémentaires, le temps de trouver le fucking magasin pas visible à côté de plein d’autres magasins aux enseignes à moitié lisibles ».

Je suis entrée dans la boutique, y avait un Américain d’origine moyen-orientale qui parlait avec l’Américaine d’origine chinoise postée derrière le comptoir. Quand il a eu fini de payer sa barre de chocolat, j’ai dit à la madame « I have postcards to send and I have no idea which stamps I need. Help meeee. » Elle m’a répondu avec un accent chinois. Un horrible accent chinois. Je comprenais à peu près le tiers de ce qu’elle me disait. Non, je devinais le tiers. Je comprenais à peine un sixième. Ça devait être assez drôle de nous voir aller, les deux pas à l’aise dans une langue pas maternelle, à essayer de calculer les prix ($0.32 pour les États, $0.90 pour le Canada et $1.10 pour les other countries) et de déterminer combien de timbres ça faisait (parce que la madame avait juste des timbres « ordinaires » (pour les enveloppes normales, tsé), à $0.45).

Entre temps, y a une Américaine d’origine mexicaine qui parlait juste espagnol qui est entrée et qui voulait savoir combien ça coûtait pour faire des « cuatro fax para Mexico », pis c’était encore plus drôle parce qu’elle comprenait que dale à ce que l’Américaine d’origine chinoise répondait. Finalement, j’ai paragouiné un semblant de traduction en espagnol (mes cours sont loin en mautadine) qui ressemblait à « nueve dollares » et l’Américaine d’origine mexicaine est partie.

La caissière a été gentille avec moi, elle m’a juste chargée $11 pour les 23 timbres alors qu’elle vend le paquet de 20 timbres $11 (ce qui est complètement débile compte-tenu que 20 timbres à $0.45 ça fait $9). Elle m’a fait payer, pis elle m’a dit qu’elle s’occuperait elle-même de mettre les timbres, pis que ça allait partir demain « because it’s too late, today ». J’espère qu’elle va les poster pour vrai, ça serait chien sinon.

En sortant de là, j’ai décidé qu’à $3.50 de la carte postale ($2/carte postale et $1.50/timbre pour l’étranger), ça valait p’t-être pas la peine, tout ça pour recevoir une carte postale d’un inconnu à l’autre bout du monde.

on-fait-tous-des-erreurs.com

130.

10 Mar

J’ai besoin de changer d’air, je crois. Ça ne me ferait pas de peine de partir, vendredi. Il y a des endroits où on se sent immédiatement chez soi, et d’autres où on a l’impression de ne pas être à sa place.

Los Angeles, je n’y suis pas restée, je n’en ai vu que l’aéroport, quelques palmiers et le stationnement de la compagnie de location de voitures. La température était parfaite, ni trop froide, ni trop chaude. Sur le coup, ça m’a fait penser à la Floride (à cause de la chaleur et des palmiers, n’allez pas chercher plus loin, ça fait des années que je ne suis pas allée en Floride).

Then I fell in love with Torrance. J’avais une petite suite dans un genre de hôtel/motel pour séjour de longue durée (je me suis rendue compte qu’il y a des gens qui vivent là à l’année!), j’étais à 5-10 minutes de marche d’un gigantesque centre commercial, il y avait l’océan pas loin, il faisait beau, je découvrais le coin, je profitais de la piscine et du spa tous les jours…

Hier j’ai fait mes valises et je me suis installée à Anaheim. Pour ceux qui ne sont pas trop au courant, c’est là où il y a Disneyland. Je suis dans un genre d’hôtel un peu chic où tout le monde est habillée une coche trop officiel, le genre de place où il faut que tu te sèches et que tu te rhabilles sur le bord de la piscine, avant de monter à ta chambre, parce que ça se fait teeellement pas de garder son maillot pis de juste s’enrouler dans une serviette pour monter au 7e étage. Et puis Disney… je ne sais pas si c’est parce que je suis habituée à celui en Floride (j’y suis quand même allée 3 fois) qui est immensément plus grand, plus wow, plus etc. ou si c’est simplement que j’ai vieilli, mais je n’ai pas ressenti la magie… Tsé quand c’est rendu que je m’amuse plus à me promener dans la (gigantesque) boutique Disney à reconnaître de quel film provient la chanson qu’ils passent aux speakers que dans le parc en tant que tel… M’enfin, j’y retourne lundi, on verra bien…

Je me suis remise à penser un peu trop, hier. À propos de la photographie, de mes études (cégep ou NYIP?), de mes projets pour la prochaine année scolaire (études au Québec? travail au Québec? travail en Europe? au pair en Europe? travail en Californie? ou quelque chose de totalement différent?..). Je ne pourrai pas m’empêcher de continuer à me questionner et à errer dans la vie avec un gros point d’interrogation au-dessus de ma tête, mais pour l’instant j’ai décidé de ne prendre aucune décision tant que je n’aurai pas reçu la réponse à me demande d’admission en photographie au Vieux, qui devrait arriver le 10 avril. Soit dans 1 mois. Ouais. Ça fait long à attendre. Officiellement, je suppose que si je suis admise au Vieux je vais retourner à ma vie bien rangée dans le 450, ne serait-ce que pour autant. Si je ne suis pas acceptée, il me restera toujours Matane, mais plus j’y pense, plus je me dis que – me connaissant – je n’irai pas. Le programme a l’air génial, je tripperai à vivre sur le bord du fleuve, etc., mais ça me rend folle de penser qu’avec le même montant (parce que le cégep + le logement + la bouffe + le fait de devoir me trouver une nouvelle job + etc.) je pourrais aller passer un an en Europe, voire plus. Donc, je recommence : si je ne suis pas acceptée, alors je déciderai lequel de mes projets fous je réalise. D’ici là, j’essaye de ne pas trop m’en faire avec ça…

P.S. La Californie fait du bien à mon cycle de sommeil. J’ai passé la dernière semaine en Saskatchewan à m’endormir à pas d’heure, après avoir tourné mille fois dans mon lit, avec musique, sans musique, avec couverture, sans couverture, etc. Mais ça fait une semaine que je suis ici, et je n’ai jamais aussi bien dormi! *joie dans mon coeur*

128.

3 Mar

Mauvaise semaine, côté sommeil. Se coucher entre 22h pis minuit, pis s’endormir quand même entre 2 pis 4h du matin, pendant toute une semaine, c’est pas super reposant. Pis là 4h c’est l’heure à laquelle je dois me lever, pour aller prendre mon avion. Ça fait une heure et quart que je suis couchée, mais je dors pas. J’ai pris une pilule magique (mautadit, m’en reste juste une), mais je dors pas.

Heureusement, dès demain le décalage horaire va être de mon bord…

121.

23 Fév

Comme une envie d’apprendre à jouer de la guitare, d’apprendre à danser, d’apprendre à aimer. À vivre, aussi; surtout. J’ai perdu 17 ans de ma vie à attendre demain (ou un autre jour, plus tard, plus loin). Aujourd’hui j’essaye de vivre au présent. La plupart du temps ça se passe bien, mais ce soir je me surprends à rêver encore de plus, comme si l’herbe était toujours plus verte chez le voisin. J’suis dans l’ouest canadien (je capote, c’est génial, j’veux jamais partir) et je rêvasse à l’Europe en regardant mes vieilles photos de voyage. What’s wrong with me?

P.S. Sérieux, j’ai-tu le droit de jamais revenir? Ça se fait-tu, être nomade, de nos jours? Aller au gré du vent pis survivre comme on peut en faisant des p’tites jobines ici et là pour par crever de faim (ou de froid) à l’autre bout de la terre (quoi que je pourrais mourir en paix, quand j’aurai vécu comme ça ne serait-ce qu’un an).

120.

18 Fév

2 weeks before…

119.

13 Fév

I think I could do that all my life. Just go somewhere for a couple of months, then leave for another place. Matthew told me « It’s probably hard for you to get used to all these new things : new landscapes, new house, new people… » But no. Not at all. Tomorrow I’ll be there since one week, and it’s like if I’ve always been living here. Everything is so natural, so perfect… For the first time since… I don’t know when, but a long time ago, I have absolutly no worries. I feel home. I took the right decision.

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