Tag Archives: théâtre

148.

24 Nov

Je suis allée au théâtre hier. Avec mon amoureux, pour la première fois. On fait attention à nos dépenses parce que c’est compliqué, parce qu’on veut aller faire nos études au Québec l’automne prochain, mais qu’il lui faut un visa, et pour ça il faut qu’il prouve qu’il a beaucoup beaucoup d’argent et on sait pas encore comment on va faire. Mais ça je pouvais pas passer à côté. Je pouvais pas passer à côté du théâtre pendant toute une année. Alors on a pris un abonnement. Un petit abonnement de 4 pièces pendant l’année. Une en novembre, une en janvier, une en avril et une en mai. Des petits rayons de soleil dans la tourmente.

Parce que c’est un peu la tourmente, ici. Il y a des problèmes de famille (la mienne, la sienne, surtout la sienne). Des tensions, des mots méchants, du parlage dans le dos et des regards qui veulent tout dire. Les gens autour, ça les affecte, mais moins que moi. Parce qu’apparemment c’est « normal » ici. C’est pas cool, mais c’est comme ça de temps en temps. Sauf que moi j’y suis pas habitué. J’y suis pu habituée. Alors ça pèse très lourd pour moi et je suis toujours fatiguée. Avec mon copain ça va bien, heureusement. Sinon, ça ferait longtemps que je serais partie en courant pour prendre le premier train pour ailleurs.

Et là j’attends une réponse pour un boulot, un contrat d’un mois. J’ai passé l’entrevue jeudi, ils vont me répondre d’ici lundi. J’espère qu’ils vont me prendre. C’est pas un boulot facile, mais au moins ça va m’occuper l’esprit pendant quelques semaines. Alors voilà, tout ça dans ma tête, ça fait un peu mal, ça fait une espèce de pression constante contre laquelle je me bats tous les jours. En contrepartie, je me lance à fond dans l’espagnol, pour le bac. J’ai eu 2 ans et demie de cours au secondaire, mais je m’en foutais, donc bon, y a encore du travail. J’ai hacké un logiciel d’apprentissage des langues par reconnaissance vocale qui vaut genre 400 euros pis j’suis en train de passer à travers à une vitesse folle. C’est peut-être pas la bonne technique, mais au moins je fais quelque chose de constructif.

Je suis une mouette. C’est pas c’que j’voulais dire. Qu’est-ce que je disais, déjà? Ah oui, le théâtre.

On est allés voir La Mouette, hier. C’est une pièce de Tchekov. Ça durait 2h30, mais j’ai pas vu le temps passé. Ça ne révolutionne pas le genre, mais c’était bien, et ça m’a vidé la tête (sauf quand les personnages disaient des trucs qui me faisaient penser à des trucs qui se passent en ce moment, mais bon, rien n’est parfait). Les acteurs étaient très bons, les décors géniaux. Mais ça me faisait tout drôle que la moyenne d’âge des spectateurs soit dans la cinquantaine. Ça me change du Théâtre d’Aujourd’hui (qui me manque follement, c’est clair que dès que je rentre au Québec je me prends un abonnement pour la prochaine saison).

84.

29 Sep

I’ve got ZE job!

P.S. Pis je vais au théâtre ce soir. La vie est belle.

80.

9 Sep

Kind of funny. 80. Je viens justement de claquer 80 piastres en billets de théâtre.

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Princesses

Devant le silence obstiné de leur mère, trois sœurs, jeunes professionnelles dans la trentaine, princesses dans leur façon d’être supérieures, aliénées par leur droit au bonheur et compétitives jusqu’à l’os, vont sombrer dans des fantasmes juvéniles de fuite, de batailles et de règlements de compte. Heureuses de renouer avec leur nature animale, elles se pourchassent tour à tour dans le centre-ville de Montréal, parmi les prostituées, les stationnements et la police.

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God of Carnage

Sticks and stones may break my bones, but words will never hurt me

But what happens when the parents are using their words? A children’s playground brawl, the subsequent dental injury and necessary cosmetic reparation will be discussed in a most civil manner by all four sophisticated urban professional parents at the victim’s home. Inevitably, espressos turn to cocktails, ideas are shared and fought over like toys, and the elegant décor cannot disguise the degeneration of the grown-ups’ rendez-vous.

77.

2 Sep

LÉOPOLD. Y reste-tu du beurre de peanuts?

MARIE-LOUISE. Oui.

MARIE-LOUISE. Euh… c’est-à-dire que j’en ai acheté un pot neuf… L’autre était vide…

LÉOPOLD. Ben… sors-lé…

MARIE-LOUISE. Y restait pu de smoothy, Léopold, ça fait que…

LÉOPOLD (donne un coup de poing sur la table). T’as encore acheté du crunchy!

À toi, pour toujours, ta Marie-Lou – Michel Tremblay

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Ok, j’étais peut-être fatiguée, mais j’ai vraiment ris quand j’ai lu ça cet après-midi dans l’autobus, en revenant du cégep.

76.

30 Août

Je vais voir ça au Théâtre au Cube le 17 septembre!

STAINLESS est une histoire cruelle, sobrement drôle, de deux noctambules, qui cherchent la lumière. C’est la nuit, il fait chaud, Jean doit rester éveillé sinon… Marilyn tente par tous les moyens de dormir.

Miroir d’une maladie moderne commune, la solitude, ce spectacle théâtral vous invite à être témoin d’une descente vers des territoires possibles de nos folies, de notre vertige intérieur…

Venez scruter à la loupe le comportement humain en délire.

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